Vous envisagez de mettre votre logement de La Réunion en location courte durée ? Avant de publier votre annonce Airbnb, Booking ou Vrbo, plusieurs règles fiscales, administratives et locales s’appliquent. Cet article fait le point sur ce qu’il faut savoir en 2026 pour louer en toute sérénité à La Réunion, depuis Saint-Denis jusqu’à Saint-Leu, en passant par Saint-Gilles-les-Bains, Saint-Paul ou Saint-Pierre.
La Réunion, un cadre national avec des spécificités d’outre-mer
La Réunion est un département et région d’outre-mer (DOM 974). À ce titre, la réglementation française s’applique : code du tourisme, code général des impôts, loi ELAN, loi Le Meur. Mais certaines spécificités locales — fiscalité TVA en outre-mer, taxe de séjour communale, zones tendues — viennent moduler la donne. Pour un propriétaire qui s’apprête à louer son bien en courte durée, trois grands chantiers méritent attention.
1. La déclaration en mairie : obligatoire dans plusieurs communes
Depuis la loi ALUR (2014) et son renforcement par la loi ELAN (2018) puis la loi Le Meur (2024), tout meublé de tourisme doit être déclaré en mairie. C’est le principe national. À La Réunion, les communes qui ont délibéré pour rendre obligatoire un numéro d’enregistrement remettent un identifiant que vous devez insérer dans votre annonce.
Concrètement : avant la mise en ligne, rendez-vous au service urbanisme ou à l’accueil de votre mairie (Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Leu, Le Tampon, etc.) pour vérifier la procédure applicable à votre adresse. Le numéro d’enregistrement est généralement gratuit et délivré dans les 1 à 2 semaines.
2. Le changement d’usage : un sujet pour les résidences secondaires
Si votre logement est votre résidence principale (vous y vivez plus de 8 mois par an), la loi Le Meur a plafonné depuis 2025 le nombre de nuitées louées à 90 jours par an dans les communes qui le décident. La déclaration sur l’honneur en mairie est nécessaire si votre commune l’exige.
Si votre logement est une résidence secondaire ou un investissement locatif dédié, certaines communes en zone tendue peuvent exiger une autorisation de changement d’usage avant la mise en location courte durée. À La Réunion, plusieurs communes urbaines sont concernées par la procédure : il est essentiel de se renseigner auprès du service urbanisme local pour la procédure applicable à votre bien.
3. La fiscalité : micro-BIC ou régime réel
Les revenus d’une location courte durée meublée relèvent des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Deux régimes possibles :
- Micro-BIC : abattement forfaitaire de 50 % pour un meublé de tourisme classique, ou 71 % pour un meublé classé étoiles. Plafond de chiffre d’affaires défini chaque année par la loi de finances.
- Régime réel : déduction des charges réelles (intérêts d’emprunt, amortissements, frais de gestion, ménage, conciergerie, etc.). Plus complexe, mais souvent plus avantageux dès qu’on a des charges importantes.
À La Réunion, la TVA est applicable avec des taux spécifiques d’outre-mer (8,5 % en taux normal contre 20 % en métropole). Pour une location meublée de courte durée, l’exonération de TVA est généralement applicable si le chiffre d’affaires reste sous le seuil de franchise en base. Au-delà, ou si vous proposez des services para-hôteliers (petit-déjeuner, ménage en cours de séjour, accueil personnalisé), vous pouvez basculer en régime TVA. Demandez conseil à un comptable local familier des spécificités DOM.
4. La taxe de séjour : à collecter et reverser à la commune
La taxe de séjour s’applique dans les communes qui l’ont délibérée. À La Réunion, la plupart des communes touristiques (Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Leu, Saint-Denis, Le Tampon, Saint-Gilles via Saint-Paul) l’ont mise en place. Le montant dépend du classement du logement (de moins d’un euro à plusieurs euros par nuit et par personne adulte).
Bonne nouvelle : sur Airbnb, la collecte est en grande partie automatisée pour les communes qui ont signé l’accord de collecte avec la plateforme. Sur Booking ou Vrbo, ou en direct, vous devez collecter, déclarer trimestriellement et reverser à la commune. Yes Conciergerie gère cette tâche pour vous si vous nous confiez votre bien.
5. La copropriété : un point à vérifier
Si votre bien est en copropriété, lisez attentivement le règlement avant de lancer la location courte durée. Certains règlements interdisent explicitement les locations meublées de courte durée, d’autres les encadrent. Une assemblée générale peut faire évoluer le règlement, mais cela demande une majorité.
6. La saison cyclonique : une responsabilité à intégrer
De novembre à mars, La Réunion est concernée par la saison cyclonique. En tant que propriétaire, vous avez une obligation de sécurité pour vos voyageurs : volets en état, mobilier extérieur amovible, kit d’urgence (lampe, eau, radio), consignes d’évacuation. Yes Conciergerie sécurise vos biens lors des alertes orange et rouge et communique en temps réel avec vos voyageurs.
Récapitulatif : la check-list 2026 du propriétaire à La Réunion
- Déclarer le meublé de tourisme en mairie et obtenir le numéro d’enregistrement si la commune l’exige
- Vérifier la nécessité d’un changement d’usage si le bien n’est pas votre résidence principale
- Choisir entre micro-BIC et régime réel pour la fiscalité (consultez un comptable)
- Vérifier la TVA spécifique outre-mer applicable à votre activité
- Collecter et reverser la taxe de séjour de votre commune
- Vérifier le règlement de copropriété si applicable
- Mettre en place un protocole cyclonique pour la saison novembre-mars
- Souscrire une assurance propriétaire non occupant adaptée à la location saisonnière
Pour aller plus loin et confier la gestion complète à une équipe locale qui connaît La Réunion, Yes Conciergerie vous accompagne de la mise en ligne à l’accueil voyageurs, en passant par la fiscalité et la sécurité. Demandez une estimation gratuite ou parcourez nos pages locales : Saint-Denis, Saint-Gilles-les-Bains, Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Leu.
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Pour une analyse adaptée à votre situation, consultez votre mairie, votre comptable et un avocat spécialisé en droit immobilier.